jeudi 16 mars 2017

GIPI : LA TERRE DES FILS

La semaine dernière, j'ai pu voir l'exposition  « Gipi ou la force de l’émotion » qui se tient du 14 février au 3 septembre 2017 au Centre National de Bande dessinée à Bruxelles. J'ai ensuite maudit la librairie du musée qui n'avait pas la dernière BD de ce géniallissime auteur italien. Belle surprise en revenant à Paris, puisqu'on m'offre La Terre des fils. Ça y est, je l'ai ! Lu en l'espace d'une heure à peine, j'avais envie d'en dire un mot, surtout pour dire que je ne suis pas décu :  Graphiquement, on remarque une certaine épuration, déjà parce qu'il revient au noir et blanc, mais aussi qu'il se contente d'écrire une histoire avec un seul niveau de lecture contrairement à Vois comme ton ombre s'allonge ou Ma vie mal dessinée. Plus de texte entre les strips et de passages de l'aquarelle au noir et blanc, juste une bd "classique"...  Bien que l'on retrouve les dessins hachurés, les traits faussement naïfs, Gipi donne l'impression d'être revenu à l'essence même de son trait. Cela colle parfaitement au récit, qui met en scène un père et ses deux fils, plongés dans univers post-apocalyptique où l'on ne sait plus lire, où les hommes vivent comme nos ancêtres... L'histoire est originale, mais surtout, comme d'habitude, le récit est bien construit, la mise en scène toujours au top, et des concepts nouveaux, comme ces 10 planches, qui montrent un livre que l'on ne peut pas lire, pour mieux coller à la situation...c'est brillant ! C'est brut, rageur, torturé, sombre, mais poétique et sans artifices... Sans doute l'un de ses meilleurs albums en ce qui me concerne! A lire donc !

Gipi, La terre des fils, chez Futuropolis, Mars 2017








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